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Histoire |
La
magie poétique de la langue occitane pourrait faire penser
au labour (du latin " laurare "), mais l'origine du nom
" Lauragais " provient d'un ensemble féodal, dominé
dès le XIIème siècle par les seigneurs de Laurac
le Grand, localité située près de Fanjeaux,
dans l'Aude.
Le
Lauragais s'étendait de part et d'autre de l'ancienne Voie
d'Aquitaine depuis la banlieue toulousaine jusqu'à Bram,
de l'Hers Vif en Ariège jusqu'au Sor dans le Tarn.
Le
Lauragais " historique " correspond à peu près
au " Pays de Caucanha ", qui connut son âge d'or
du XVème au XVI ème siècle avec la culture
du pastel dont on extrayait des pigments bleus. Cet essor économique
lui valut le surnom de " pays de Cocagne ", la coque étant
une boule de pastel broyée et séchée. Le pays
Lauragais reprend les limites de l'ancien Comté du Lauragais,
puis de la Sénéchaussée de Castelnaudary, juridiction
de l'Ancien régime jusqu'à la Révolution.
Le
découpage de la France en départements (1790) dissout
le Lauragais en quatre départements : la Haute-Garonne et
l'Aude en grande partie, et sur ses limites nord et sud, le Tarn
et l'Ariège. Au début du XIXème siècle,
le Lauragais constituait deux arrondissements (Castelnaudary et
Villefranche) qui ont été supprimés en 1926.
Le Pays a connu d'importants progrès industriels au XIXème,
notamment dans le textile, le cuir, le bois, le meuble, les tuileries
ou les minoteries après avoir profité au XVIIIème
siècle du creusement du Canal du Midi en relation avec Marseille
et Bordeaux.
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